Dans le cadre de sa politique d’ouverture internationale, Plaine Commune a validé le principe de mise en œuvre de la loi Oudin qui permet aux collectivités locales et à leurs groupements, les syndicats d’eau et/ou assainissement et les agences de l’eau, de mobiliser jusqu’à 1% de leurs ressources sur leur budget pour les affecter à des projets de coopération décentralisée en matière d’eau et de l’assainissement. Les collectivités locales qui ont la compétence eau et /ou assainissement peuvent désormais utiliser, en plus de leur budget général, jusqu’à 1% de leur budget annexe de l’eau potable et séparément de celui de l’assainissement, pour financer des actions de solidarité internationale dans ces secteurs. Les acteurs des pays en développement (élus, services techniques, usagers, entreprises, artisans…) ont besoin de fonds mais aussi de capacités renforcées pour créer ou développer leur service d’eau et d’assainissement. De ce fait, les collectivités locales telles que Plaine Commune, en utilisant la loi Oudin, ont l’opportunité d’apporter du financement pour ces équipements mais aussi d’accompagner les acteurs du Sud (élus, techniciens, usagers…) dans la mise en place de ce service. Ce type de coopération s’appuie donc beaucoup sur l’expertise des élus et des services de maitrise d’ouvrage et de gestion de l’eau et de l’assainissement. Quel intérêt de mener des actions de coopération décentralisée sur l'eau et l'assainissement ? Le manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement est aujourd’hui la première cause de mortalité au monde. On estime à 1,1 milliard le nombre de personnes privées d’un accès convenable à l’eau potable et à 2,6 milliards le nombre de personnes ne disposant pas d’assainissement. Pour toutes ces raisons, et dans le cadre des Objectifs du millénaire pour le développement, la communauté internationale s’est fixée de réduire de moitié la proportion de la population mondiale qui n’a pas un accès durable à l’eau et à l’assainissement d’ici 2015. Le défi est immense et ne pourra être atteint sans un effort collectif de tous les acteurs concernées. Cette coopération génère des impacts mesurables aussi bien au sud, dans les pays d’intervention qu’au nord chez les initiateurs de la solidarité. Au sud, les populations les plus défavorisés tant en milieu rural que dans les quartiers urbains, sont les premiers bénéficiaires des actions de solidarité internationale et au nord, la communication sur les projets menés au sud permet d’ouvrir le débat sur les enjeux locaux de l’eau et devient l’occasion d’une prise de conscience des élus et des citoyens sur les enjeux de l’eau en France en général. Plaine Commune a donc décidé d’approuver une enveloppe annuelle de 45 000 euros (1% de 4 500 000) sur le budget de fonctionnement décomposée de la manière suivante : • 34000 euros pour le financement des projets de coopération décentralisée • 11000 euros pour le financement partiel d’un poste d’ingénieur au sein de la Direction Assainissement et eau : celui-ci consacrerait 20 % de son activité à la coopération décentralisée. Grâce á la mobilisation de la loi Oudin, Plaine Commune pourra également solliciter dans les années à venir des cofinancements notamment auprès du ministère des Affaires Étrangères. Philippe Monges, vice- président en charge de l’Eau et de l’Assainissement, a proposé que les fonds issus de la loi Oudin soient utilisés en cohérence avec les coopérations des villes dans les zones géographiques où les problèmes d’eau et d’assainissement sont particulièrement présents et sur des projets déterminés conjointement avec les villes du territoire. Ces villes coopèrent déjà avec une ou plusieurs collectivités locales étrangères, principalement en Europe de l’ouest, au Moyen-Orient et en Afrique de l’ouest. Dans ces deux dernières régions, les besoins en eau et assainissement restent importants. Des diagnostics approfondis sont actuellement réalisés dans ces deux régions pour déterminer les futurs projets menés par Plaine Commune.
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