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Les sciences humaines ont semble-t-il trouvé leur nouveau haut lieu. Au terme d’une réflexion initiée en février 2008 et concrétisée par un appel d’offre à candidature lancé par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le projet Condorcet-Paris-Aubervilliers a été retenu parmi les neuf autres lauréats. Condorcet, qui constituera le premier pôle européen dans le domaine des sciences humaines et sociales regroupera plus de 15 000 étudiants dont plus de 4 500 doctorants sur un campus de 180 000 m² à l’horizon 2016-2017. Il se situera conjointement sur les communes d’Aubervilliers, à la Plaine, et de Paris, au niveau de la porte de la Chapelle. 
Crédit : Vincent Bourdon - Campus Condorcet Cette nouvelle institution regroupera notamment les plus prestigieux établissements français en matière de sciences de l'Homme parmi lesquels l’EHESS, l’EPHE, l’université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne, l’Université Paris 8 - Vincennes-Saint-Denis, l’université Paris 13 - Nord, l’Ecole nationale des chartes, le Centre National de Recherche Scientifique (CNRS) et l'Institut National d'Etudes Démographiques (INED). L’objectif est donc bel et bien de réaliser un pôle d’excellence capable d’assurer une renommée internationale au nouveau campus francilien : « Ce pôle en sciences de l’Homme devra être à la hauteur du passé français en ce domaine et former les héritiers de l’anthropologue Lévi-Strauss, du géographe Fernand Braudel ou du sociologue Alain Touraine » assurait la ministre Valérie Pécresse, lors de l’annonce du projet retenu. Financé par l’Etat qui dispose d’une enveloppe totale de cinq milliards d’euros pour mener à bien différents projets de rénovation et de constructions d’établissements d’enseignement supérieur, le campus Condorcet comportera notamment un grand équipement documentaire, un centre de colloques, des logements, des restaurants universitaires, des équipements sportifs un centre médico-socio-culturel, ainsi que différents lieux de vie. De quoi à coup sûr dynamiser le lieu qui l’accueillera puisqu’outre la population étudiante, près de 15 500 personnes (chercheurs, enseignants, post-doctorants et personnels IATOS) sont susceptibles de s’installer sur le territoire de l’agglo. De plus, ce projet devrait relancer l’intérêt déjà vif autour de la modernisation et du développement des transports en commun au nord de Paris tels que le futur TramY. P.E.
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